Islande : la côte sud (1/2)

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Après le Cercle d'Or, nous partons maintenant le long de la côte sud. Nous allons pouvoir admirer d'autres cascades majeures ainsi que des parcs naturels à couper le souffle.

Sur ce périple, ralliant le cercle d'or aux fjord de l'Est, nous avons ainsi pu visiter des sites majeurs dont :

  • Gljúfrafoss (foss = cascade)
  • Skogarfoss
  • Vik
  • Un champ de lave (partie du Skaftáreldar)

C'est le deuxième matin. Le réveil sonne à 7 heures comme ce sera souvent le cas. Le rituel du lever s'installe : un tour aux sanitaires, puis on se change, pliage des pyjamas, des sacs de soie, matelas et rangement des babioles. Pour le moment nous ne sommes pas parvenus à ranger les sacs de couchages. Mêmes roulés ils sont trop gros et ils glissent. C'est à se demander si leur housse n'ont pas rétrécis...

Bref, nous finissons par les tasser dans le coffre, nous plions la tente et mangeons enfin nos céréales. Un lavage des dents et nous voilà fin prêts. Une heure s'est écoulé, il est maintenant 8h. Programme de la journée : redescendre sur la route 1, le long de la côte sud afin de visiter d'autres sites bien connus de l'île.

Seljalandsfoss et Gljúfrafoss

Seljalandsfoss est une cascade à flanc de falaise bien connue et assurément l'une des plus jolies de l'île. C'est d'ailleurs l'une des rares où l'on peut se glisser derrière. Mais voilà, il ne fait pas beau. Et ce temps morne fini par me désespérer un peu. Pas de prise de vue. A trop regarder les photos des autres : on s'imagine la scène avec un beau soleil et un ciel bleu, on se focalise tellement sur cette représentation mentale que si les conditions sont totalement inversées, on est déçu.

Vous pouvez toujours en voir quelques photos via Google image, par ici.

Paradoxalement, je me sens plus inspiré par ce petit cours d'eau qui s'écoule non loin de Seljalandsfoss :

En longeant la falaise un peu plus loin, nous arrivons à la cascade de Gljúfrafoss, que je ne voulais pas manquer. Son accès n'est pas des plus simple : un torrent sort d'une ouverture dans la falaise. Il faut remonter ce torrent en sautant de pierre en pierre. Quelques mètres plus loin, nous arrivons dans une grande cavité où le bruit assourdissant de la cascade couvre nos voix. L'eau se fracasse contre des rochers, si bien que la cavité est brassée par la brume.

J'utilise alors Anne-Laure comme modèle, sur un rocher non loin de la chute. La prise de vue est problématique car il fait sombre et l'objectif se retrouve trempé en une fraction de seconde.

Au final, nos vêtements sont totalement mouillés, mais nos vestes et surpantalons ont très bien fait leur job : en dessous nous sommes secs. L'appareil et l'objectif sont totalement trempés. J'ai beau essuyer le verre de l'objectif, j'y ai laissé des traces de graisse.
Je teste donc ces petites lingettes de nettoyage que j'avais acheté et amené au cas où et le verre se retrouve totalement propre. Très bon investissement, je ne sais pas comment j'aurais fais autrement.


En repartant du site, nous nous arrêtons non loin, après avoir aperçu des cascades particulières. Face au vent, elles s'écoulent à l'envers, vers le haut !

Skogafoss et Kvernufoss

Ici deux cascades peuvent être visitées. La plus évidente et la plus célèbre est Skogafoss. Pourtant, il en existe une autre à moins de 1km, plus petite et confidentielle. Il s'agit de Kvernufoss.

Kvernufoss

C'est en recherchant des randonnées dans le coin que je suis tombé sur ce site. Il y est fait mention d'une cascade non loin de Skogafoss, avec beaucoup moins de touristes.

Pour rejoindre cette cascade, il faut quitter la route 1 pour rejoindre Skogar, sans bifurquer à gauche (direction Skogafoss). Au lieu de ça allez tout droit, puis roulez jusqu'au musée, à l'est du village. A pied, rendez-vous derrière le musée pour rejoindre le champ. Une petite échelle vous permettra d'enjamber la clôture, côté falaise. Cinq minutes de marche plus tard un petit cours d'eau s'écoule depuis une gorge.

C'est ici qu'il faut aller.

La rivière n'est pas large, mais il y a un peu de courant. La piste la longe jusqu'à une petite butte.

Elle est en vue, non loin.

L'une des caractéristiques de cette cascade c'est qu'on peut se faufiler derrière. Le coin est magnifique. L'eau s'écrase directement sur un rocher, il ne vaut mieux pas s'interposer.

 

 

 

Skogafoss

Ce qui impressionne ici, c'est la hauteur de la cascade, 62 mètre sur 25m de large. J'ai essayé de m'en approcher le plus possible il faut dire que la quantité d'eau qui se déverse génère un sacré vent, et on fini très vite mouillé.

Prenons un peu de hauteur, pour voir tout ça de haut.

Arrivé à mi-hauteur, un petit chemin peu rassurant mène jusqu'à un point de vue. Je m'installe et tente de prendre quelques photos avec mes filtres. Mais le vent forcit et la pluie tombe de plus en plus fort. La terre à nue devient glissante, je range donc tout et rejoins Anne-Laure en vitesse puis nous redescendons sans que je prenne une seule photo.

C'est la première fois que nous expérimentons la pluie ici. Nous cherchons à nous installer dans l'auberge de jeunesse à côté mais les prix sont prohibitifs. Tant pis, nous repartons jusqu'à la prochaine ville : Vik.

Vik

 C'est probablement la ville la plus au sud de l'Islande. L'un de ses attraits touristiques est son église en bois, située en haut d'une butte. En été les lupins (une plante) poussent sur toute la butte, donnant une vue assez spectaculaire. Mais en mai c'est bien trop tôt, l'attraction n'est pas encore prête. :)

Au camping, nous apprenons que nous pouvons louer un "cottage" à pas cher, un chalet en bois. Nous acceptons volontiers. Il faut dire que nous avons de grosses appréhensions à monter la tente sous la pluie. L'eau va rentrer dedans, nous ne savons pas comment nous allons nous organiser face aux prochaines pluies.

Nous profitons tout de même de la situation pour nous reposer, réimperméabiliser mes gants qui prennent l'eau et surtout réussir à rentrer les sacs de couchage dans leurs housses ! De là, nous prenons le plis et depuis nous arriverons à les ranger tous les matins.

Le lendemain nous décidons de rester à Vik, pour monter sur le  Reynisfjall, un plateau de 340m au flanc de la ville. J'ai profite pour faire une vue d'ensemble du coin et des photos de montagnes.

Note : oui il s'agit bien d'une ville, alors qu'en France on considérerais Vik comme un village. Mais il faut ramener les villes islandaises à l'échelle de sa population, 300 000 habitants, contre les 60 millions dans nos contrées.

Entre Vik et Skaftafell

140 km séparent la ville du parc National. Sur la route, nous traversons un grand champ de lave. Tout est recouvert de mousse, c'est un paysage surnaturel et je suis très désireux de nous y arrêter quelques minutes.

Ce qui frappe avant tout, c'est la surface que recouvre cette coulée. S'imaginer ici il y a quelques siècles en arrière lorsque tout ça était encore chaud, c'est juste énorme. On réalise à quel point la nature peut être puissante.

Mais puissante à quel point ?

Cette coulée résulte entre autres de l'éruption du volcan Laki, en 1783, appelée "Skaftáreldar" (feux de la Skaftá). Pendant 8 mois, le volcan recrachera plus de 30 milliards de tonnes de lave sur 500 km2. Presque 1/4 de la population périra (environs 9000 âmes), ainsi qu'une grosse partie du cheptel. Outre la lave, le volcan libère de nombreux gaz et nuages de cendres, qui abaisseront la température de tout l'hémisphère nord pendant plusieurs années. Par exemple on enregistrera un -19°C à Paris l'un des hivers suivants et des pluies acides qui se propageront en Europe, au Japon et même en Alaska.

A côté de ce phénomène, l'éruption de l'Eyjafjallajökull reste mineure même si elle a temporairement affecté le trafic aérien au Nord. Si vous voulez avoir plus d'information sur l’éruption Skaftáreldar et ses conséquences, n'hésitez pas à lire cette page wikipedia.


Comme la journée était bien avancée, nous avons fait une étape dans une ville très charmante nommée "Kirkjubæjarklaustur" ou simplement "Klaustur" pour abréger. Cette ville a des paysages riches mais nous n'avons pas pris le temps d'en profiter.

Côté camping, il pleut toujours, mais cette fois-ci nous avons compris comment ça marche ici : les pluies sont souvent localisées et faibles au mois de mai. Il suffit juste d'attendre une accalmie pour monter tranquillement sa tente et le tour est joué.

Voici la roadmap de ce petit périple :

  1. Départ depuis le camping, proche de Gullfoss
  2. Visite de Seljalandsfoss et Gljúfrafoss
  3. Visite de Skogafoss et Kvernufoss
  4. Camping à Vik
  5. Champ de lave 

La suite de cet article va venir très bientôt.

D'ici là, n'hésitez pas à commenter ce reportage si il vous a plu.

 

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2 commentaires

21/06/2015 • 08:45

Ca donne envie !!!!

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23/06/2015 • 19:41

Je te recommande le voyage, il vaut vraiment le coup.

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